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vendredi 24 avril 2015

Un enfant "Mini me"? Non, un enfant plus grand que moi!



Il y en a qui font des enfants pour assurer leur descendance, d'autres qui s'aiment tellement qu'il veulent se fabriquer des mini me, et il y en a, comme moi et, fort probablement vous, qui font des enfants parce que ça va de soi pour eux d'en avoir.

Et une fois qu'ils deviennent parents, ils essaient d'élever leurs enfants du mieux qu'ils le peuvent. On essaie d'en faire de bons petits êtres humains, les cerveaux de demain! De la même façon que la génération suivante est généralement plus grande que la précédente, on essaie de faire de nos enfants une version améliorée de nous-même. Et là oui, j'ai bien dit on essaie. C'est pas toujours facile et ça demande pas mal plus d"effort d'élever un enfant comme du monde que de le laisser faire ce qu'il veut pour avoir la paix.


Je suis très, très fière des mes enfants et ce, pour d'innombrables raisons mais il y a quelque chose chez ma fille qui est très spécial.

Elle a beau n'avoir que 11 ans, elle a un côté très sage, parfois un peu Robin des bois, parfois Dalaï Lama, elle semble voir le bon dans tout et tout le monde, trouver une excuse pour à peu près tout ceux qui gaffent, bref, elle a un cœur immense. Si quelque chose se passe mal, s'il y a un imprévu, elle va par exemple dire des choses comme "C'est la vie qui nous arrive!".

Cette semaine, elle m'a donné un autre exemple de sa grandeur d'âme.  Quand je conduis, ça m'arrive de chialer après les autres conducteurs, tsé, comme tout le monde. Je dis des trucs du genre
"Ben non muffin, t'en as pas de clignotant sur ton auto, toi, hein?!!"
ou encore
"Minou qu'est-ce que tu fais là? Tu peux pas conduire ET regarder ton cellulaire!".

Bref, j'essaie fort fort de ne pas sacrer ni traiter les autres des mots qui me viennent en tête quand mes enfants sont là mais on comprend que je trouve que la plupart des gens conduisent très mal.

Hier, je suis tournée à gauche à un endroit où je ne le pouvais pas à cette heure là et c'est en tournant que je l'ai réalisé. J'ai donc dit "Oups! Pardon gang, j'ai pas le droit, j'avais pas vu, scusez!".

Et là, ma mini-sage de me dire "Tu sais maman quand tu traites les gens de muffins et de minous qui ne savent pas conduire? Peut-être qu'il y en a qui conduisent vraiment en cabochon comme tu dis mais il y en a sûrement plein comme toi qui ne le font pas exprès. Faut pas trop se fâcher maman, ils ne sont pas parfaits eux non plus!".


Je ne sais pas trop ce qui est arrivé pour que cette enfant soit si zen et sage mais moi, ça me rassure. Je me dis que j'ai fait une version améliorée de moi-même et que ça veut probablement dire que je suis une pas pire mère. Et que c'est pas moi qui va rajouter une cabochonne qui sait pas conduire de plus sur les routes :)


Et vous, vos enfants vous impressionnent-ils par leur comportement un peu trop sage?
Si oui, comment?




lundi 15 septembre 2014

Muffins et autres trucs réconfortants

Il fait beaucoup plus froid qu’on aimerait ces temps-ci. Au soccer cette semaine, on regardait les jeunes jouer en shorts sous des manteaux et des couvertes. On s’est demandé si on devrait partir le chauffage...  et comme notre maison est mal isolée la réponse c'est OUI!

Pour ne pas sombrer dans une dépression de voyons-donc-il-faisait-25-le-jour-de-mon-mariage-un-7-octobre-tu-me-niaises, je me réconforte avec de la bouffe.

Bien oui, et ce n’est pas obligé d’être négatif.

Premièrement, c’est le bon moment de faire de la soupe de réfrigérateur. Bien non, pas le shmu qui coule et qui devient le je-ne-sais-quoi semi-toxique dans le fond du réfri, je veux dire quand tu mets tout ce qu’il te reste, surtout des légumes, dans une soupe  où tu rajoutes un petit bouillon de poulet si t’es pas habile avec les épices. Ma fille appelle ça la « soupe forte » parce que c’est sa façon préférée de manger ses légumes et elle sait que c’est bon pour elle. N’aillez pas peur de rajouter poulet, riz, lentilles, quinoa…

C'est aussi le temps d'aller marcher en famille. Je ne sais pas pourquoi mais on adore aller prendre une marche avant de se coucher et revenir à temps pour un petit chocolat chaud à ce temps-ci de l'année. 
Y'a du bon aux nuits qui refroidissent!






Un autre plaisir de l’automne : des muffins frais et chaud. C’est une des premières choses que j’ai apprises à cuisiner et j’ai adapté la recette plusieurs fois depuis l’an 2000. Mes garçons et ma fille m’aident à préparer ces délices et ils font toujours fureur. Je vous passe la recette, ça vaut la peine!

Recette de Muffins aux Bleuets


Fait : une douzaine de gros muffins.

Vous aurez besoin de

2 bols pour mélanger
Une grosse cuillère en bois *ou autre qui fait la job

2 tasses de farine
¾ tasse de Sucre (ou ½ tasse de splenda
* pour ceux qui n’aime pas le sucre, ¼ tasse est le minimum recommandé
1 c à table de cannelle

1 pincée de Sel
3 c à thé de poudre à pâte
1 œuf
1 tasse de lait (ou un peu plus)
3 c à table de beurre fondu (j’utilise de l’huile végétale ou de canola à la place)
1 casseau de bleuets
Facultatif : Zeste de citron

Mettez le four à 400.

Demandez à un des enfants de mettre un peu de graisse (Crisco, beurre, huile) dans les moules à muffins, ce ne sont pas des gâteaux, donc les petits trucs en papier ne sont pas recommandés.

Mettez les bleuets de côté.

Mélanger les ingrédients secs dans un bol et fait un genre de vallée dans le milieu de votre ‘montagne’.

Mélanger les ingrédients « mouillés » dans l’autre bol (incluez le zeste de citron s’il y a lieu) et verser ces ingrédients dans la vallée mentionnée ci-haut.

Avec la cuillère, mélanger les ingrédients de façon à les plier et les replier (ces muffins ne se mélangent pas au malaxeur). S’il manque de lait, rajoutez-en un peu. C’est censé être collant, pas de panique. Aussitôt que vous ne voyez plus de blanc, rajouter vos bleuets puis après avoir mélangé un tout petit peu, mettez-en dans les moules.

Après 20 minutes dans le four, vérifiez-les. Et préparez-vous, ça va sentir bon dans la maison!

**Les variations sont presque infinies si vous vous y connaissez un peu. Il y a moyen de mettre moins de sucre, d’utiliser de la compote de pommes à la place du beurre fondu, d’enlever la cannelle et mettre des pépites de chocolat à la place des bleuets, etc...


*** Une fois les muffins froids, mettez ça au micro-ondes 10 secondes!

**** Avec un bon thé, maman est comblée!

Bon appétit!


Et vous, le début d'automne rime avec quoi?

dimanche 31 août 2014

24 heures de pêche!





 La SEPAQ a eu la bonne idée d’envoyer vos mamans blogueuses découvrir la pêche en famille à la réserve faunique de Mastigouche dans Lanaudière. Nous voulions absolument y aller, mais les horaires ne nous permettaient pas de profiter des 3 jours au programme et 2 de nos 5 enfants ne pouvaient pas être là. On aurait pu juste conclure que la vie ne voulait pas que nous allions à la pêche, mais l’aventure nous intéressait. En plus, nous venions d’être appelés pour travailler sur l’application de l’émission les Pêcheurs, peut-être un signe?  

Jamais je n’ai pensé à faire un voyage de pêche. Petite, je pêchais sur le quai avec une canne à pêche faite maison et un hameçon auquel j’attachais des bouts de saucisse à hot dog. J’en est pêché du crapet, et c’était une activité qui me prenait pas mal de temps, parce que personne voulait être celle qui enlève le hameçon. On tournait autour du saut à faire des picu-picu-inefaçable-écris-au-crayon-feutre accompagné de « tu m’en dois une, fait le donc » pour finir avec des « ini-meeni-meuni-mo »
Même quand on est grandes, les vers, c'est pas cool...
 Pour arriver dans cette réserve faunique il faut aller jusqu'à Louiseville et tourner à gauche où il n’y a plus de réseau (donc c’est là que tu te perds). Ça a pris environ 3h30 se rendre, et une heure de ça était dans la grosse campagne. Tsé celle où tout est beau et salissant en même temps? Il y a des arbres et des ruisseaux et un ratio qui doit être 100 animaux par humains? Mettons qu’on n’était pas à St-Sauveur. Les enfants regardaient par la fenêtre avec fébrilité. Quand on a trouvé la place, après beaucoup de questionnement à savoir si on était dans la bonne direction et si on aurait assez de gaz, nous sommes arrivés dans un univers de petites maisons et de lacs majestueux!


 Les mamans ont pris des grandes respirations et se sont senties tout de suite relax. Les filles de 5 et 10 ans, elles, ont commencé à crier et à courir partout. Même mon grand de 13 ans a souri et avait l’air excité. Je ne me rappelais plus qu’il pouvait avoir des émotions autres que «vedge »! Woo-hoo!
On a été super bien accueillis par une employée de la réserve faunique qui était vraiment gentille avec les enfants comme les adultes, on espère la revoir un jour!

Une fois la paperasse remplie (c’est sérieux la pêche et il faut un permis!), on est partis visiter notre chalet et déposer nos trucs.

Les enfants sont partis chercher des bouts de bois pour faire un feu, et une fois dans la maison ont fait tout un saut quand ils n’ont pas vu de prises électriques. Je pensais que mon 13 ans allait commencer à hyper ventiler, mais il a tout de suite décidé du lit qu’il allait prendre dans la chambre-pareil-que-le-camp-de-vacances et est aller marché sur la plage. Il est revenue mystifié que les écureuils soient plus petits, mais bruns, sans être des suisses. Un petit gars de la ville, je suis contente qu’il savait c’était quoi un suisse! Chez nous on a les animaux standard de ville.  Une famille de ratons, des moufettes et une marmotte qui habite en dessous de l’auto de mon mari…

Un bon souper avec des guimauves et de la relaxation et ça valait déjà la peine d’y être allé.
 Ok, ma fille a eu 20 piqures de maringouins et avait l’air d’avoir une varicelle, mais elle a tellement aimé être là qu’elle s’en ai presque pas rendue compte. Moi aussi les maringouins m’aiment. On a vidé la canne de « Off » en 24 heures. N’oubliez pas la vôtre…

Mon 13 ans a été le premier à se réveiller et me parler du lever du soleil. Ça m’a tellement fait chaud au cœur que je ne lui ai pas répondu d’aller péter parce que ma fille m'avait kické toute la nuit…
Proche de la maison de celle qui nous avait accueillit la veille, il y avait des balançoires, des jeux de tic-tac-toe en bois, jeux de fer à cheval et du kayak, mais pas les kayaks épeurant qui te "trappent" en dedans et que tu dois te tourner de bord si tu vires dans l’eau avant de te noyer. Nous avons fait tout ça. Quelle expérience! 

Bien sûr, dans le milieu de la journée nous avons eu le cours de pêche avec Marcel, le meilleur de la place!

Il nous a assemblé les cannes à pêche qui ont été données aux enfants, et il a tout préparé pour nous aussi. Nous sommes partis pêcher sur le lac Verdun parce que c’était le plus proche et comme j’habite Verdun, ça m’attirait. 
Après avoir mis des vers sur nos hameçons avec autant de dégoût à 35 qu'à 10 ans, on s'est mis à pêcher pour vrai. Bien sûr, ma fille de 5 ans a été la première à pêcher un poisson, vu qu’elle était sûre que ça n’arriverait jamais. Puis la fille d’Anne-Marie. Antoine et Anne-Marie, qui voulaient absolument pêcher un poisson, ont patienté et patienté et.. ont pêché nos dernier poissons! C’était presque le désespoir, mais après des lignes brisées et des fausses prises, ils en ont pêché chacun un. Ouf!

Somme toute, un 24 heures de rêve, tellement et totalement inattendu! Je crois que 3 jours pourrait nous rassasier autant qu'une semaine dans le sud. Les mamans vous le conseillent! Sortez de la ville! Apprivoisez la nature (et vos ados)!

Bilan de pêche : 8 poissons pêchés, 40 piqûres de maringouins (mais juste sur 3 personnes), 23 guimauves mangées, 8 heures de sommeil et plein de beaux souvenirs.
Merci SEPAQ!


Et vous, pensez-vous faire un voyage du genre avec votre p'tite famille un jour? 

jeudi 17 juillet 2014

C'est encore l'été

C’est encore l’été, bien que les magasins essayent de nous faire croire que non en sortant leur collection d’automne au début juillet et en sortant tout les trucs pour le retour à l’école une semaine après la fin de l’école...

En tant que maman et adulte, il y a des choses que je dois me rappeler l’été. Je sais que c’est un peu intense d’en faire un blogue, mais je ne suis peut-être pas toute seule à oublier?

 PASSE DU TEMPS DEHORS
Il y a le travail, la maison, le voyagement, mais pendant qu'il fait chaud, passe le plus de temps dehors que tu peux. Jardine maladroitement. Va prendre des marches. Promène toi à vélo avec ton ti-casque.
C'est encore l'été, oui, mais le temps passe vite. 

REMETS DE LA CRÈME SOLAIRE :
Oui, c’est pas toujours la canicule et des fois il y a des nuages ou du vent, mais le soleil te hait. Oui, tu fais des trous dans la couche d’ozone et il te punit en te faisant mal... J’ai travaillé dehors l’été passé et même mettre de la 100 à tout les 2 heures ne m'empêchait pas de bronzer. Un peu épeurant. L’autre jour, 3 heures sur un lac à 20 degrés avec beaucoup de vent et seulement des éclaircis j’ai réussis à me brûler le nez et autour du nez. J’avais appliqué de la crème 30, qui est censée être le minimum de protection, mais clairement c’était pas assez. Parole du petit reine au nez rouge. Des fois ce n’est pas mauvais d’avoir un petit teint en santé, mais sais-tu ce qui n’est pas beau? Les coups de soleil. Être bronzé en habitant. Le cancer. Bon.

Aussi, mets des sandales qui ont un motif intéressant parce que tu sais que même avec plein de crème, les pieds bronzent beaucoup. En ce moment j’ai un beau motif de diamant bronzé dans le milieu de mon pied enflé d’été. De toute beauté.

Pour moi, les meilleurs crèmes solaires sont celles de sport. J'haïs pas celles en spray non plus, mais faites ça dans le bain, ça rend les planchers excessivement glissant en dehors. Laissez-faire les mousses pour plein de raisons qui seront apparentes si vous utilisez les mousses. 

TRAÎNE DU OFF
Si tu es comme ma fille et moi, ton sang est comme du Dunkin' Donuts pour les maringouins et les mouches à chevreuil. Tu passes ton été à gratter tes piqures jusqu'au sang, t'a des bobos plein les jambes... C'est laid et inconfortable. Ma fille en ce moment a l'air d'avoir la varicelle tellement elle en a. Au moins, s'il y a toujours du off dans mon sac, on se fait piquer un peu moins. Je traine aussi de la calamine parce que ça aide quand ça pique trop, et comme c'est laid des piqures anyway, on peut bien rajouter de la crème rose par dessus.

BOIS DE L’EAU
L’été c’est le temps de reprendre des habitudes saines et boire beaucoup d’eau. Non seulement on va se sentir mieux, mais notre peau va être plus belle (si elle n’est pas brûlée par le soleil). J’ai de la menthe dans mon « jardin » (le jardin des gens qui avaient la maison avant moi et qui est maintenant juste plein de menthe). Je mets de la menthe dans mon eau pour faire changement. D’autres mettent des fruits. On peut juste les domper dans notre eau ou encore, bouillir de l’eau, mettre les fruits ou herbes de notre choix dans l’eau bouillante et après la laisser refroidir. Ça aide avec l’infusion.

DORT
À un moment donné, il faut que dormir devienne une priorité. Dormir, c’est la clé de tout (si on ne compte pas respirer). Oui, on a plus d’énergie l’été que quand il fait -30 dehors et qu’il fait noir à 16h, mais pour voir l’été passer sans être perdu et de plus en plus stressé, il faut dormir. Ce n’est pas un luxe. Il y en a qui utilisent le fait qu’ils ont trop de choses à faire pour dormir.

TA FILLE N’EST PAS SI GOSSANTE QUE ÇA :
La garderie est fermée, donc elle ne fait pas la sieste obligatoire de l’après-midi. Comme elle ne fait pas ça, elle doit dormir plus la nuit. Si elle commence à chialer et à gosser malgré comment tu l’as élevé vers la fin de la journée,couche la à la place de subir ça.

Vous, de quoi vous essayez de vous rappeler pour rendre votre été meilleur? 





vendredi 4 juillet 2014

Voyager en avion avec des enfants



Nous venons de faire notre premier voyage en famille depuis 5 ans. Voyage, c'est le bon mot, parce que les parents savent qu'il n'y a pas beaucoup de «vacance» avec des enfants. En plus, nous, on partait avec 3 équipes qui allaient représenter le Canada à un tournoi de soccer international. Donc, quelques parents et une trentaine de garçons de 8 à 12 ans, notre fils de 13 ans et notre fille de 5 ans et quelques autres frères et soeurs. Ça fait pas mal d'amis dans l'avion. Nous partions pour Barcelone avec une escale à Paris. En tout: 24 heures de voyagement. On s'entend qu'en groupe comme ça, on prend ce qu'on peut et ce qu'il y a de moins cher...
Ayant voyagé avec mes enfants avant : des bébés, des garçons, des filles, des adultes un peu perdus (ok, juste mon mari), j’ai maintenant un genre de méthode.
- Avant de partir, parler a vos enfants sans cesse du voyage, du voyagement et de tout ce qui va se passer. C'est pas que c'est si important qu'il n'y aille pas de surprises, mais s'il y a quelque chose de long, c'est bien un voyage, surtout avec escales, surtout en groupe. Les enfants seront bien moins pressés d'arriver s'ils savent que ça va prendre une éternité. Et en plus, si on ne stresse pas trop, le voyagement peut être le fun.
-Faites une liste de ce dont vous croyez avoir besoin pour le voyage et faites vos valises à partir de ça. Ne faites pas comme moi quand je passe une fin de semaine à la campagne et que je fous tout ce que je vois dans une valise et là il m'en faut 2 autres. L’essentiel. Ou l'essentiel plus un p'tit peu. 
-Pour le sac qu'on amène dans l’avion, moins, c’est mieux. Il y a plein de choses à faire dans un avion quand le vol est plus long. Des télés avec des films en plusieurs langues. Des jeux vidéos même! Par contre, à notre retour de Paris, les vidéos ne fonctionnaient pas. C'est là qu'on était très content d'avoir fatigué les enfants avant de rentrer dans l'avion et d'amener un peu de trucs à faire. Les téléphones et les tablettes intelligents peuvent sauver un voyage. Un peu de coloriage, un jeu de cartes ou des livres à lire aussi. Avant j'amenais 4-5 livres et mon ordinateur et je me déboîtais le dos. Maintenant, je suis chanceuse de pouvoir mettre des livres dans mon téléphone et dans ma tablette, et d'amener un clavier si j'ai besoin d'écrire. Mon dos m’a remerciée en n’ayant pas mal. Les enfants à partir de 4 ans peuvent trainer un sac à dos juste pour eux. On met leurs « trucs spéciaux » dedans. Ma fille se sentait pas mal cool. 
-Faites un « stupid check » avant de passer les détecteurs. Mon mari avait dans le fond de son sac un canif suisse avec son nom dessus que mes parents lui avaient donné il y a presque 14 ans. Ben, là il l’a plus. Attention aussi à l’eau : il faut en amener, mais il faut remplir nos bouteilles après avoir passé les détecteurs.
*Il faut boire un verre d'eau par heure dans un avion pour rester hydraté, et les agents de bord passent seulement une à 3 fois en fonction de la longueur du vol.
-Après avoir passé les contrôles de sécurité, laissez les enfants courir s'ils veulent. On veut qu'ils soient relax dans l'avion. Les forcer à s'asseoir avant le temps (des fois 2-3 heures avant de s’asseoir dans l’avion), n'est pas une bonne idée. Oui, il y a des gens que ça va énerver, peut-être même vous, mais sérieusement, ce n'est pas la fin du monde. On donne quelques consignes (ne pas crier, ne pas lancer des choses), on leur demande de faire attention autour d'eux et on les laisse aller. Oui, il y a des gens qui vont espérer ne pas être placés à côté de vous et de vos enfants, mais si jamais ils le sont, ils vont sûrement être contents que vos enfants aient moins d'énergie un fois dans les airs.
-Quand vous avez la chance d’avoir un siège proche de la fenêtre, sachez que vos enfants vont vouloir l’avoir. S’il y a de la chicane, on fait un tour de rôle pour le décollage et l’atterrissage. 
-Va sans dire qu’on parle souvent de ne pas frapper le siège devant nous. Si possible, on en parle semi-fort dans l’avion quand un adulte ou un autre enfant n’arrête pas de nous accrocher par en arrière. D'une pierre deux coups..
-Pensez aussi a vous lever fréquemment pour aider la circulation. 
-Il faut s’empêcher d’essayer d’enregistrer la voix de l’agent de bords qui parle des consignes de sécurité, même si tout les québécois rient parce qu’ils sonne comme François Pérusse dans son sketch de « Caroline ». Ou du moins, soyez discrets. Le monsieur en question va courir vous dire d’arrêter et vous faire effacer votre enregistrement et vous n’aurez rien à faire écouter à vos amis en revenant. Fait vécu.
-Mais qu’est-ce qu’on fait si le vol est long et que nos enfants sont difficiles par rapport à la nourriture? Ne vous inquiétez pas, contrairement au cliché, ça goutte bon la bouffe d'avion. Particulièrement cette fois-ci sur Air France ça a été super, super bon. Surtout après quand on a gouté la bouffe de l’hôtel, on trouvait ça gourmet en ta par comparaison. Oui, je conseille d'apporter un petit quelque chose dans l’avion, mais il ne devrait pas y avoir de panique. Il y a du pain, du fromage, du yogourt, une salade, un plat principal. Au pire, tu manges juste du pain. Tout le monde aime le pain. Puis tu demandes des biscuits de plus. 
-Les vols de nuits peuvent être difficile avec des enfants qui font de l'insomnie. Une fois qu'on a fait ce qu'on peut (gravol s'il y a mal de coeur, advil pour le mal d'oreille si ça en en est la cause, changer de position etc) on n'a qu'à être là. Mon grand de 13 ans était verdâtre et désespéré pour dormir. Il avait mal à la tête mais rien d'autre, juste incapable de trouver une position et s'assoupir. Il n'a pas pu. Je lui ai tenue la main pendant que ses larmes coulaient et je suis restée réveillée moi aussi. Il a apprécié de ne pas souffrir seul pendant que presque tout l'avion dormait. Parfois, juste être là c'est assez. 
Si vous avez d'autres astuces ou observations sur le voyagement en avion avec des enfants, laissez-les dans les commentaires!

Histoire de pouvoir dire "J'ai fait un beau voyage" et non "J'ai mon voyage!".  :)

vendredi 4 avril 2014

Barcelone, ou la persévérance


Pour toute ma famille, le sport  (ou l’art, d’ailleurs) est primordial pour le développement de l’être humain. Mais nous ne savions pas à quel point le sport allait affecter la vie de notre deuxième au quotidien. 

Dans son équipe locale avant de partir pour le Mexique. 


Quand il avait 5 ans, nous avons habité au Mexique. Quand il jouait au soccer là bas, on l’appelait « Messi ». Au début, on ne savait pas qu’on le comparait au joueur argentin qui a été recruté par FC Barcelone lorsqu’il avait 10 ans, je venais d'avoir un bébé, c'est juste si je me rappelais où on était.  On s’est rendu compte que notre fils était bon. Qu’il était bon au Mexique, où le soccer, comme dans la plupart des pays au monde, est roi!

Il a toujours aimé jouer avec son frère et son père, avec son équipe, avec d’autres équipes, au dîner à l’école, dans l’équipe de l’école, au synthétique du coin avec des adolescents et des adultes qui pourraient probablement lui donner une solide commotion avec un ballon dans la face.

Les gens du monde du soccer le connaissent. Les enfants dans les écoles de quartier. Les ados à Cavelier-de-LaSalle qui espèrent qu’il choisisse leur école. Ça me surprend toujours! C’est juste un enfant! Mais ils voient quelque chose de spécial dans lui. Ils voient qu’il joue bien, qu’il a une conscience, qu’il est rapide, qu’il encourage les autres (des fois il prend ça trop à cœur, mais bon, c’est important pour lui). D’autres le trouvent juste drôle et veulent le côtoyer. C’est pas juste le soccer!

Nous ne sommes pas abonnés à un service de télévision, alors il regarde les matchs de la FC Barcelone en ligne, partant à courir après l’école pour ne rien manquer. Souvent, à la place de souliers réguliers, il chausse ses chaussures de soccer intérieur au cas où.

Ça fait presque 3 ans que mon fils essaie de se faire choisir pour des tournois spéciaux. La coupe Danone, le Mundialito, le Catalunya... Les années passées, il n’a pas joué à son meilleur lors des auditions. Il a eu peur. Il me dit qu’il avait peur de faire de son mieux et que ça ne fonctionne pas. Personnellement j’ai connu ça à l’école lorsque je faisais du ballet classique alors je le comprends. 

Le soccer a dooné à mes 2 garçons une façon de se dépasser. Mon premier, introverti, qui aime lire et faire des jeux de mots douteux à voix basse et se cacher derrière ses cheveux, ça lui a permis de se sentir fort et de le garder en forme et de se faire des amis. Mon deuxième, celui dont je parle dans ce blogue, a toujours été un peu hyperactif. Pas diagnostiqué, mais mettons que des fois il faut le débarquer de l’auto quelques rues avant la maison pour qu’il puisse courir. Je l’ai déjà envoyé courir autour de la maison 10 fois pour se calmer. Le soccer l’aide à dépenser l’énergie qu’il a besoin de sortir pour pouvoir se concentrer. Il réussit mieux à l’école comme ça!


Cette année il a réussi à se faire choisir pour représenter le Canada dans le tournoi Catalunya de Barcelone. Il a fait le cheminement qu’il devait faire dans sa tête. Ça va être toute une aventure, et il est prêt émotionnellement. Maman elle? Ben elle va brailler de fierté comme d’habitude! Bravo MiniMessi!

mercredi 5 février 2014

Une virée familiale au Great Wolf Lodge

Il y a quelques années j’ai amené ma famille quelques jours à Great Wolf Lodge à Niagara Falls, en Ontario. J’ai des cousins proches, c’était mon excuse, mais vraiment ça a été un super beau moment. Nous sommes retournés cette année 48h avant le mariage de ma cousine et même mon ado était excité! Tant qu'à aller quelque part, j'ai pensé vous en parler.

Great Wolf Lodge c’est d'abord un parc aquatique intérieur, une bonne expérience familiale.




Je vous le dis tout de suite, ce n’est pas donné. Par contre, les familles qui normalement doivent louer 2 chambres d’hôtel à cause du maximum de 4 personnes dans plusieurs chambres seront contents: Il y a des chambres jusqu’à 9 personnes ici! De belles chambres avec un coin pour les enfants séparé dans certaines. Les chambres sont toutes munies d’un micro-ondes, d’un petit réfrigérateur et d’une cafetière. Beaucoup de parents vont amener leur propre bouffe et tant mieux. Les buffets sont excellents, mais mettons que ça non plus, ça n’est pas très bon marché. Par contre on peut payer un prix spécial pour avoir le droit de manger un déjeuner, un dîner et un souper. Ce qui est cool c’est qu’on peut manger le dîner quand on veut. On a donc soupé le premier soir, déjeuné le lendemain, et dîné vers 20h.

La place est un paradis pour les enfants, eh oui, pour les parents qui stressent et veulent relaxer, il y a de l’alcool.... et un spa! Il y a même  un bain-tourbillon à l’extérieur pour les adultes et ce, même l'hiver. 

En plus du super parc aquatique, il y a un genre de garderie pour les touts petits, quelques allées de bowling, un spa pour les petites filles, une histoire racontée tous les soirs et un pyjama party pour tous le vendredi soir . 




Même les animaux parlent, racontent des histoires et font des mauvais jeux de mots.


L'été, il y a une piscine extérieure et du mini-putt, tout ça à une dizaine de minutes des chutes. 

Pour les petits et les grands, il y a un méga arcade plein de super jeux fonctionnels (on a tous été à une arcade ou tout est pété). Des nouveaux jeux et des plus vieux. On peut jouer à Pac Man, au Skee Ball ou à Fruit Ninja sur grand écran, comme sur notre téléphone intelligent.

Il y a même une chasse au trésor style Harry Potter : le Magi Quest. C’est très drôle de voir des enfants et ses adultes essayer de résoudre des énigmes en courant partout sur les étages pour trouver des portraits magiques, de l’or, des bijoux, des étoiles et des télés qui parlent. On a fait 3 des 13 énigmes et on a couru partout, c’était un bel exercice. En plus de monter et descendre des escaliers pour descendre les glissades, mettons que même si on prend le super bon, super gros buffet, on ne prend pas trop de poids durant nos vacances! Woohoo!

Ma nièce de 2 ans et demi a vraiment aimé ça elle aussi. Il y a 4 glissades que les jeunes qui peuvent marcher peuvent prendre et elle était même assez grande pour prendre la glissade familiale! La sécurité est vraiment top pour les enfants, et en plus, les portes s’ouvrent avec un bracelet alors personne ne peut perdre sa clé à Great Wolf Lodge!


Bien que ça ne parle pas français fort fort à Niagara Falls, je trouve que ça vaut quand même un solide 4.5 sur 5 et oui, ça vaut le détour!

Conclusion: je vous le recommande et j’ai bien  hâte d’y retourner!

mardi 17 septembre 2013

La meilleure famille du monde... C'est pas nous.


« On a la meilleure famille, hein maman? »
Comment répondre à ça? Ce que mon instinct cynique veut répondre? « Non », en partant à rire?

On est une famille qui essaye fort. Peut-être qu’on est dans le top 1 milliard du palmarès des familles à travers le monde, mais la meilleure? Euh, non. Pas du tout. Je me suis même fait tatouer des mots (à l'intérieur du bras gauche) qui me rappellent de nous aimer et de nous accepter, malgré le fait que nous sommes des humains profondément imparfaits. 



Ça fait à peu près 10 ans que j’entends que nous sommes la meilleure famille du monde. Quand Antoine avait 2 ans, on se couchait ensemble, et on parlait de tout le monde qu’on aimait pour finir notre journée sur une note positive. Il a dit pour la première fois : "On est vraiment chanceux d’être dans notre famille, hein?"

Ça m’a fait tellement chaud au cœur. Dans sa vie courte, il avait une maman qui l’aimait, mais qui avait fait une grave dépression post-partum lorsqu’il avait 9 mois, un papa incertain, 2 appartements différents pas très propres, un bébé frère qui pleurait de douleur jusqu’à 7 heures par jour et nuit et aucun enfant avec qui jouer.

Mettons qu’il aurait pu facilement trouver que sa vie n’était pas super. Mais c’était un beau grand garçon potelé et souriant qui ne voyait que le positif.

Mon deuxième, lui, trouve déjà tout difficile. Un petit garçon en 5e qui joue avec abandon, rit avec abandon, mange n’importe quoi, mais est très affecté émotionnellement par l’injustice et tout ce qui se passe sur la terre. Il voit tous les problèmes dans le monde. Tous les problèmes de sa famille aussi.

Celui-là dit encore qu’il est content d’être dans notre famille, mais je sais qu’il aimerait qu’on soit plus… Tout. Qu’on mange de la meilleure bouffe, qu’on passe plus de temps ensemble, qu’on habite quelque part plus grand, qu’on puisse voyager voir ses grands-parents au Mexique, qu’on puisse acheter des cadeaux pour ses amis à leur fête, que ça soit plus propre chez nous...

C’est difficile de dire que je n’espère pas la même chose. Mais en même temps c’est important de vouloir et d’apprécier ce qu’on a déjà. Est-ce qu’on est la meilleure version de nous même? Pas encore! Est-ce que notre vie c’est de la marde? Ça dépend à qui tu demandes. Est-ce qu’on est la meilleure famille du monde? En tout cas, on ne lâche pas la patate! On est un bel exemple de persévérance après 13 ans.

Au souper, on se compte les bons coups de la journée et au dodo, on pense encore à ceux qu’on aime, et aux choses qu’on apprécie.

Vous, que faites-vous pour garder l’emphase sur le positif dans votre famille? Et si vous êtes la meilleure famille au monde, c’est quoi votre secret? (Et, est-ce que je peux venir chez vous?)

P.S. Ma fille, à 4 ans, trouve juste qu'on est cool si on lui donne ce qu'elle veut ou qu'on fait une activité pré-approuvée par elle. 


vendredi 6 septembre 2013

Apprendre la vie avec Phil et Sophie!

La collection Phil & Sophie, par Nicole Lebel et Francis Turenne (Éditions Fablus) nous a été présenté au salon du cadeau de Montréal. Nous sommes restées plusieurs minutes à admirer la bonne idée et le beau kiosque, et à parler avec le couple responsable de la collection de livres.






Nicole et Francis sont des parents qui écrivent et illustrent ces super livres destinés aux 3 à 7 ans, mettant en vedette des jumeaux. Les livres m'ont fait penser à une version pour tous petits de Un bon exemple de.... Chaque livre compte une vingtaine de pages et est haut en couleur.

J'ai testé le livre "Je suis serviable" avec ma fille de presque 5 ans. Ça nous a permis de parler de toutes les fois où elle a été serviable, et de comment elle se sent quand elle aide. Ça fait déjà plusieurs jours et elle parle encore d'être serviable, mot qu'elle ne connaissait pas auparavant.

Ma fille Boubou dit d'ailleurs qu'il faut amener le livre à la garderie "parce que les amis aident même pas". On verra ce que ça donne. 

La collection comptait 4 livres au départ: Je suis optimiste, Je suis courageuse, Je suis franc et Je suis reconnaissant. On rajoute à ça: Je suis serviable, Je suis patient, Je suis écolo et Je suis persévérant pour un total de 8 livres qui aident à transmettre de bonnes valeurs à nos enfants. Je suis sûre qu'il y en a d'autres à venir!

Je vous invite à visiter la zone gratuite sur le site de Fablus: http://www.fablus.ca/zone-gratuite.php où vous pouvez imprimer des pages à colorier, toujours sous le thème :Grandir en beauté.


D'ailleurs, comme nous sommes serviables et sympathiques, nous avons la chance de faire tirer des livres de cette belle collection rien que pour vous!
Pour participer : dites-nous quel livre vous intéresse le plus et pourquoi en écrivant à maman@momentsdemaman.com avant lundi matin le 9 septembre à 8h.

Bonne chance et merci à Fablus pour ce beau concours!

lundi 5 août 2013

Au parc aquatique


Comme plusieurs, je n'avais pas une bonne relation avec les glissades d'eau quand j'étais petite. J'aimais l'idée, j'avais du fun, mais:

-J'ai failli me noyer plusieurs fois dans une piscine à vague trop pleine;
-Je me suis fait foncer dedans violemment par des adultes dans des glissades tube;
-Je me suis fait foncer dedans par des adultes dans des glissades normales (gênant);
-Je suis allée trop vite et j'ai perdu le contrôle, tombant fort à l'envers dans une glissade;
-Et, tout comme tous, avant les souliers d'eau, je me suis vraiment magané les pieds en montant et en descendant les pentes.

mercredi 24 avril 2013

La gêne


J’étais gênée au primaire. Vraiment gêner. J’angoissais chaque jour. Je saignais du nez, je vomissais, je m’évanouissais, des fois je faisais pipi dans mes culottes. Personne ne savait que j’étais gênée, probablement parce qu’on ne prend pas le temps d’analyser nos comparses de classe en profondeur quand on est en train de jouer à l’élastique dans la cour d’école.

Pour moi, ça a été relativement simple. Un jour j’étais tannée de me sentir mal à chaque seconde. Je me suis fachée. Je me suis dit : j’ai bien le droit d’avoir une opinion, de me tromper, de faire des niaiseries (de vivre quoi!). J’ai arrêté d’avoir peur de dire la mauvaise chose et je me suis mise à… dire la mauvaise chose. Je suis même devenue humoriste. Je monte sur une scène avec tout ça qui me trotte dans la tête. J’ai bien le droit. J’ai le droit à ma place, j’ai le droit de dire des niaiseries et de me tromper au pire, personne ne va mourrir. J’ai le droit d’être qui je suis.

La gêne affecte un de mes enfants, mon plus vieux.

Nous sommes allés à Beauharnois pour la Dictée des Gouverneurs de la Zone Mercier et en attendant les résultats, il a vu un petit de première ou 2e, lire un de ses textes sur scène lors du concours de jeunes poètes. Il regardait à terre, il tremblait, mais son poème était beau. Et il se comparait à un caméléon, l’animal préféré d’Antoine. Coup de cœur pour mon grand, il me demande aussitôt d’aller voir sa mère pour passer le mot à son fils, pour lui dire qu’il y a un grand caméléon qui est avec lui de tout cœur. Trop gêner pour approcher la mère ou le petit tout seul, il a néanmoins fait une connexion. 



Voici un texte d'Antoine, 12 ans, qui pourrait aider votre petit caméléon à se sentir moins seul.

 
La caractéristique qui me limite le plus dans la vie est ma gêne. Je vis avec depuis que je suis tout petit, ça m'affecte chaque jour. Je crois bien que je devrai vivre avec toute ma vie. Ça me dérange, je ne me sens pas bien.

Bien que je me force à parler à des gens, la gêne me perturbe. Je ne vais pas prendre la parole avec des étrangers et je lève ma main en classe seulement quand je suis sûr que je connais la réponse.

J'aimerais être invisible, ou avoir les caractéristiques d'un caméléon.

En ce moment je suis très malchanceux parce que je déteste parler devant une foule plus que tout et me v’là devant vous pendant un oral! Je me sens comme un animal dans un enclos et je veux me sauver. J'ai peur de me faire niaiser et de ne pas pouvoir me défendre à cause de ma gêne.

Et je ne suis pas seul. La peur de parler en public est d'ailleurs la peur numéro 1 de l'Américain moyen. On estime que 75% des gens ont peur comme moi!

Avant de parler en public, ou juste à y penser, on se sent mal. On ferait n'importe quoi pour ne pas aller à des événements où on doit parler en public, et même s'il y a juste une chance, on aimerait mieux rester chez nous.

L'adrénaline est en cause pour le sentiment que nous sommes en danger sont entre autres on entend mieux, nos pupilles dilatent, on sue plus, mal au cou, mal aux épaules ou au haut du dos, la bouche sèche. D'autres gens ressentent la panique, bégayent, tremblent ou ont la nausée. Je suis vraiment content que je n'aie jamais vomi pendant un exposé oral. Je suis pas mal sûr que le reste de ma classe aussi.

Il y en a qui prennent des médicaments pour leur anxiété et leur gêne devant les gens, mais je ne ferai pas ça.

Comme les gens ont plus peur de parler en public que de mourir, il y a une blague qui dit: quand les gens vont à des funérailles, ils ont plus peur de parler devant les autres gens que d'être dans le cercueil.

La gêne semble diminuer avec des gens que je connais bien et avec mes amis, et les exposés oraux sont beaucoup moins pires à deux que seuls.

Je n'ai jamais trouvé de solution concrète, mais sache que si tu es gêné comme moi, si tu détestes parler en public, tu es loin d'être seul.

mercredi 10 avril 2013

La famille, l'argent et moi





Les enfants, ça coûte, ça veut et ça a besoin. On le sait, si on lit ce blogue, c'est qu'on en a (ou on est un trop gentil fan de Annie ou Anne-Marie).

Mes enfants grandissent bien, mais une chose qui m'inquiète, comme beaucoup de gens, c'est notre manque d'argent.

Mettons qu'en tant que traductrice et humoriste de la relève, maman ne se roule pas dans «le cash».

Maman surveille son budget, et maman a rarement la force intérieure d’y adhérer à 100 %. 25 $ par semaine d'allocation (pour moi, pas pour un des mes enfants)... Mettons que mon budget est aussi serré que mes fesses l’étaient quand je faisais du ballet classique.
Comme beaucoup de familles, nous sommes endettés et nous arrivons à peine. On se demande toujours si c'est une bonne idée de garder la maison, quand on se sent à une autre inondation près d'en avoir par-dessus la tête (et là je parle autant de dettes que de l’eau d'égout — on est à Verdun où au moins une fois par année les égouts régurgitent partout).

On va au Super C et on doit dire à la caissière : arrêtez-nous à 175 $ s'il vous plait, et on lui donne notre bouffe en ordre de priorité. (Avez-vous remarqué la hausse de prix de TOUT depuis janvier?) Ce 175$ est pour une famille de 5 incluant la pharmacie et mettons que souvent on lève nos yeux au ciel pis on bust le budget de 50 $ parce que, crime, on a besoin de papier de toilette pis de désodorisant pis de détergent tout en même temps encore.

Pas de sorties. On a coupé la télévision (mais on a gardé l'Internet et Netflix). On coupe sur le gaz en prenant le métro ou la bicyclette.

Mes enfants ne sont pas tristes dans la vie. Ils sont chanceux, ils ont une paire de grands-parents qui (en plus de les aimer) aident pour le sport et le linge. Ça fait mal écrire ça parce que ça veut dire qu’en réalité, on ne peut pas payer pour nos propres enfants... Je suis chanceuse, mais je feel cheap, littéralement. Pourtant, je ne veux pas me sentir mal chaque seconde, ce n’est pas productif. J'ai besoin d'apprécier ce que j'ai et continuer à être une bonne mère connectée.

Moi j'ai grandi en présence d'argent, mais c'est mes parents qui l'avaient. Il y avait des choses chez nous, mais je ne me rappelle pas avoir voulu quelque chose et de l'avoir eu spécifiquement. Il y avait un sentiment de il y en a assez, il ne faut rien demander. Je sentais un manque, même avec la richesse qui était présente. Ça a créé un besoin chez moi et quand mes enfants veulent vraiment quelque chose, je veux absolument leur acheter. Un livre qu'on ne trouve pas à la bibliothèque et qu'aucun de leurs amis n’a? Si dans 2 semaines (l’enfant) le veut encore, je vais aller voir mes amis à la librairie de Verdun (une entreprise familiale!) et je lui achète. Par la suite, on le laisse à la bibliothèque de l'école ou il le prête à des amis pour maximiser l’achat. D’un côté je suis fière de notre système, de l’autre je sais que je ne devrais pas mal jamais leur acheter quelque chose qui n’es pas dans le budget.  

Si vous êtes encore plus serré que nous, comment faites-vous? Avez-vous de la famille qui aide? Avez-vous l'énergie de courir les spéciaux comme mon beau-frère? Déchirez-vous les coupons et êtes-vous à l’affût de tous les ventes comme Anne-Marie? Planifiez-vous tout? J'ai l'impression que gérer pas d’argent, c'est une job à temps plein.

Et croyez-vous que de grandir avec moins, ou autant que d'autres, mais un sentiment de moins, ça a des répercussions plus tard?









mardi 2 avril 2013

Spécial, comme tout le monde


Mon enfant est le plus super spécial du monde entier. C’est le plus beau, le plus drôle, le plus vite, le meilleur à l’école…

C’est quoi les chances que les énoncés ci-haut soient tous vrais? Hum.


Je dis constamment à mes enfants que je les aime. Je dis à mes enfants qu’ils sont spéciaux et uniques… les meilleurs, souvent, aussi. Je sais que beaucoup de parents font la même chose.

Je ne peux pas faire autrement. Je les aime et je crois que chacun d’eux est spécial.

Plusieurs articles nous cautionnent contre ça. Si on dit à nos enfants qu’ils sont les meilleurs et/ou les plus spéciaux, ils pourraient penser que le monde leur doit la même chose. Ils pourraient penser qu’ils ne doivent pas travailler autant que les autres ou que leur vie sera facile.

Comment tempérer sans faire de dommage?

jeudi 14 mars 2013

Les enfants, l’injustice ou "ma sœur à la Voix"


               
Si vous avez des enfants, vous savez que l’injustice les affecte particulièrement. Chaque injustice, surtout celles commises par des adultes, leur enlève une partie de la confiance qu’ils ont en la société, ou la vie en général.

Il y a les petites injustices ; il a eu 2 chocolats et pas moi. Il y a les injustices qui valent la peine d’essayer de contrer, quand il y a de l’intimidation à l’école où un adulte s’en prend à un jeune. Il y a aussi des grosses injustices, comme la famine dans le monde, l’inégalité des sexes, les guerres. Pour ça aussi, si on peut faire notre part, on la fait.

Tous les enfants apprennent que la vie n’est pas juste, oui, mais des fois on se demande : est-ce que c’est obligé d’être une claque dans la face sortie de nulle part?

Mes enfants aiment leur famille élargie. Ma sœur, leur tante Karine, est à l’émission la Voix en ce moment. (C'est la blonde dans la photo)